Cette fin d’année 2014 sonne-t-elle le glas d’un modèle managérial en fin de course ?

dessin de Voutch

Des équipes au bout du rouleau mais pas en bout de course

Dans bon nombre d’entreprises, cette année 2014 est en train de s’achever avec un bilan humain lourd. Les efforts fournis pour clore bon gré mal gré l’année dans le respect des objectifs annoncés, le bouclage tendu et anxiogène des budgets de l’année prochaine, le renforcement annoncé des mesures d’austérité, les politiques de transformation accélérées, les incertitudes persistantes du marché, etc… la machine à mettre de la pression s’est emballée comme jamais. Dans beaucoup d’organisations, Les collaborateurs ont l’impression d’avoir donné le maximum et s’inquiètent de ce qu’ils pourront encore être capables de donner demain.


Miser sur de nouveaux leviers sinon « quelque chose va craquer »

L’épuisement des collaborateurs, leur découragement souvent, révèlent l’urgence à trouver de nouveaux leviers pour redynamiser les équipes. Faute de quoi, « quelque chose va craquer », pour reprendre le titre du célèbre film inachevé de Georges Cukor. Deux leviers sont essentiels aujourd’hui : l’envie (redonner au collaborateur une motivation intrinsèque de se mobiliser autour d’un défi) et la confiance (permettre aux collaborateurs d’avoir une marge de manœuvre plus grande pour créer, innover, et repenser son poste par lui-même). Ces deux leviers sont trop peu encouragés dans les modèles actuels de contrôle renforcés à tous les niveaux de l’entreprise.


S’inspirer du Web pour renouveler son management

La toile constitue une merveilleuse source d’inspiration pour l’entreprise. Cette dernière semble pourtant à la traine, peinant à mettre en place en son sein le mode collaboratif qui se propage à vitesse V sur le net et qui fédère tant.S’inspirer du web, c’est accepter que le pouvoir ne vienne plus seulement d’en haut mais qu’il soit aussi latéral afin de permettre à chacun d’apporter sa pierre au système. Jouer la co-responsabilisation autour d’un défi commun est un formidable vecteur d’énergie et de créativité depuis toujours. L’enjeu est donc pour les dirigeants d’accepter de desserrer le corset du contrôle et de laisser plus de champs aux initiatives collectives. Pas toujours facile à promouvoir dans un grand groupe en ces temps incertains. Néanmoins, nos entreprises ont-elles encore le choix ?

2 commentaires:

  1. Est ce que le problème est vraiment là ? Les deux leviers que vous mentionnez sont déjà bien connus (on me les enseignait déjà à l'Essec il y a de nombreuses années). J'ai la faiblesse de croire qu'ils sont toujours appliqués mais qu'ils se sont usés, en tous cas dans leur forme classique. N'est ce pas un changement de paradigme réel qu'il faudrait ? Une autre façon de voir le travail ensemble ? d'insérer le travail dans la vie ? d'incarner des projets qui ont du sens ?

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  2. Ne faudrait-il pas, afin de redonner envie, définir pour chacun des managers des objectifs au plus près de sa réalité, dont il puisse mesurer les résultats directement et instantanément, et dont il puisse profiter des fruits (rémunération, prime et autres) ?
    Rodolphe H, patron de pme dans l'archivage de données

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