Prise de parole : la peur de décevoir notre égo


Selon plusieurs études, lorsqu’on demande aux gens ce qu’ils craignent le plus dans la vie, ils répondent : 1/ la prise de parole en public 2/ la mort. L’humoriste américain Jerry Seinfeld avait ironisé dessus : « lorsque vous allez à un enterrement, vous préférez donc être dans le cercueil plutôt que d’avoir à faire l’éloge funèbre ». Qu’est-ce qui explique une telle frayeur lorsqu’on affronte un public ?

Certains parlent d’un résidu de la peur primitive de nos ancêtres de se faire dévorer en pleine nature, cernés par des bêtes sauvages. C’est surtout notre peur plus ou moins consciente de l’humiliation, l’une de nos émotions les plus violentes, inscrite en nous par notre vécu et qu’on aimerait ne jamais avoir à (re)connaitre. L’égo craint de ne pas se montrer sous son meilleur jour. La mise à nu devient alors une possibilité de mise à mort. 

Les meilleures interventions sont celles où l’intervenant a troqué la peur de décevoir son égo pour le plaisir d’une transmission authentique, là où il n’a plus grand-chose à perdre mais tout à donner.


1 commentaire:

  1. Merci Corinne de rappeler que quand l'on troque la peur contre l'envie et le plaisir, tout prend une autre allure et nous permet de focaliser notre énergie sur ce qui pourrait marcher au lieu de visualiser toutes les erreurs possibles. Pour la prise de parole, et dans bien d'autres domaines quand il s'agit de passer à l'action.
    J'adore Jerry Seinfeld ;)
    La prochaine fois que j'aurai peur avant de parler, je penserai à ton article !
    Stéphanie

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